Swissmedic Journal 11/2003, Page 990
Selon l'article 14, al. 1 let. a de la Loi sur les produits thérapeutiques (LPTh; RS 812.21), l'Institut suisse des produits thérapeutique (Swissmedic) peut prévoir une procédure simplifiée d'autorisation notamment pour les médicaments dont les principes actifs sont connus. Sont concernés au premier chef les médicaments génériques. Mais pour qu'une préparation puisse bénéficier du statut de générique, sa demande d'autorisation doit être déposée alors que la préparation originale est encore au bénéfice d'une autorisation de mise sur le marché. Si la loi ne précise pas davantage la notion de «médicament contenant un principe actif connu», la définition ressort de l'Ordonnance de l'institut sur l'autorisation simplifiées et l'annonce obligatoire des médicaments (OASMéd; RS 812.212.23). Son interprétation révèle que par médicament dont le principe actif est connu, il faut entendre «médicament dont la substance active est contenue dans un médicament orignal autorisé au moment considéré». De fait, la notion de «principe actif connu» est employée dans la section 2 de cette ordonnance qui règle la procédure simplifiée pour les médicaments contenant ce type de principes actifs, où l'article 4 précise que peut faire l'objet d'une autorisation simplifiée tout médicament dont le principe actif entre dans la composition d'un médicament déjà autorisé par l'institut (principe actif réputé connu).
La notion de médicament ou de préparation déjà autorisée est elle-même reprise dans la section 4 de OASMéd traitant des médicaments en co-marketing, où l'article 15 prévoit que les modifications de la préparation de base doivent être demandées immédiatement pour le médicament en co-marketing. Cela implique évidemment que la préparation originale doit être encore et toujours autorisée.
Or, rien dans les travaux préparatoires ne montre que le législateur a voulu donner, dans la section 2, un sens différent à la notion de médicament ou de préparation «déjà enregistrée» que dans la section 4 de l'OASMéd. Conclusion